Pour notre première (et dernière) journée à Taos, la première activité sur la liste consiste à visiter le Taos Pueblo. C’est un des pueblos de la régions dont les règles de visite sont les moins restrictives.
Habité depuis plus de 1000 ans (en tout cas l’été, car l’électricité et l’eau courante y sont proscrites), Taos Pueblo constitue un héritage exceptionnel de la culture pueblo.
Le ciel est lumineux, et même s’il fait encore frais, il flotte un sacré air de printemps. Nous voici partis, le cœur léger et les jambes toutes guillerettes car elles savent que ce matin, c’est relax pour elles.
Les règles ici sont relativement simples :
– ne pas rentrer dans les maisons
– ne pas photographier l’intérieur de l’église
– ne pas photographier des personnes sans leur avoir demandé la permission.
Petit détail : outre le prix de l’entrée, il faut compter 6 dollars par appareil photo.
Nous commençons par le cimetière et l’ancienne église, détruite par l’armée américaine en 1847 durant la guerre avec le Mexique.
La cloche y est encore visible.
Ensuite, nous errons dans les rues du village.
Ces niches rondes, devant les maisons, sont des fours (horno) et sont utilisés pour faire cuire le pain.
Par rapport à l’architecture d’origine, les portes ont été ajoutées. Anciennement, l’entrée se faisait par un trou dans le toit, qui servait également de source de lumière et pour évacuer la fumée.
Les murs, fait de briques de boue séchée (adobe), doivent être ravalés une fois par an.
Certains pueblos ont été reconvertis en magasin de souvenirs.
L’église (la nouvelle), construite en 1850…
et son mur d’enceinte.
Enfin, le cœur du pueblo, avec ses maisons sur 3 étages.
Nous visualisons beaucoup mieux à quoi pouvait ressembler Pueblo Bonito, visité il y a quelques jours, à Chaco Culture NHP.
Ici, les “racks” où la viande est séchée.
C’est assis sur un tronc que nous mangeons du pain soi-disant traditionnel et soi-disant cuit dans un horno du village.
Grosse déception. Mes cheveux à couper (là je ne prends pas trop de risque…) que c’est du pain industriel, avec une bonne dose d’arômes.
Le pueblo est dominé par les Taos Mountains…
et traversé par un petit torrent, torrent qui alimente en eau potable le village.
Ici, un mur qui n’a pas été rafraîchi depuis quelques printemps.
Œuvres d’artisans potier. À noter la ressemblance avec les poteries des Ancestral Puebloans (Anasazi), que l’on peur admirer au musée Edge of the Cedars State Park Museum de Blanding, dans l’Utah.
Après quelques deux heures d’agréable errance, nous retournons tranquillement au parking, en passant par le Visitor Center (1) non sans croiser une voiture officielle, arborant le logo du village (2).
Détail d’un mur (3).
Flore du jour
Un cerisier en fleur. Je vous l’avais dit, c’est le printemps !

Faune du jour
Autoportraits du jour
Outre la taille des chaussures, qu’est-ce qui permet de dire qui est qui ? Les poils, bien sûr…
Lors de notre pause de midi, en train de manger du pain soi-disant artisanal. Quelle arnaque !